Le Sénat durcit la législation contre les conflits d’intérêts et la corruption en matière de santé publique

lpm

Jeudi 31 mars 2016, dans le cadre de l’examen de la Réforme Pénale, malgré l’opposition du gouvernement, le Sénat a adopté à une très large majorité (excepté le PS et le FN) quatre amendements de la Sénatrice Leila Aïchi visant à doubler les peines prévues en cas de prise illégale d’intérêt, de trafic d’influence et de corruption lorsqu’ils concernent la santé publique.

Par ces quatre amendements se sont les conflits d’intérêts dans le domaine de la santé que la Sénatrice Aïchi entend sanctionner. Il s’agit là d’une grande victoire contre les lobbies.

En effet, mettre délibérément en danger pour des raisons mercantiles la santé des Française est inacceptable et intolérable.

Comme elle s’y était engagée, l’initiative de la Sénatrice Aïchi fait suite au faux témoignage du Professeur Aubier, pneumologue de l’APHP, devant la commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air dont elle était la Rapporteure, qui a délibérément caché les liens d’intérêt qu’il entretenait avec de nombreux acteurs économiques.

Ces comportements délictueux sont d’autant plus graves qu’ils portent atteinte à notre démocratie, minimisent les enjeux de santé publique au service d’intérêts économiques et salissent des professions toutes entières.

Les élus de la République ont le droit et le devoir d’exiger des informations fiables et objectives dans l’intérêt général et non au service d’intérêts privés.

Après cette première étape importante, la Sénatrice Aïchi appelle ses collègues à l’Assemblée Nationale à maintenir ces acquis dans la loi.